Une révolution des littératies cartographiques ?
Plans fonciers et cartographie ordinaire en France et dans la Monarchie habsbourgeoise, XVIIIe-première moitié du XIXe siècle
L’usage quotidien d’applications mobiles de cartographie est devenu un réflexe. Grâce à elles, chacun peut aujourd’hui se repérer dans son espace environnant ou se projeter sur n’importe quel point du globe. Elles témoignent du haut niveau de littératie cartographique atteint par la société actuelle, autrement dit la capacité commune à comprendre une carte. Cette situation se vérifie pour toutes les échelles, de la représentation de territoires aux dimensions réduites jusqu’aux mappemondes. Plus proches de l’expérience quotidienne, le dessin des plans est même réputé à tort ou à raison comme un exercice accessible, quand la production des cartes à petite échelle reste vue comme une affaire de spécialiste. Que le langage cartographique, de l’esquisse d’un plan à la cartographie participative, soit désormais à la portée de tous – et pas seulement des géomètres ou des géomaticiens – est l’aboutissement d’un processus encore mal connu. Malgré leur diffusion exceptionnelle dans l’espace public et dans les contextes sociaux les plus divers, les plans sont restés dans l’ombre des cartes à petite échelle dans l’histoire de la cartographie. Ils furent jugés moins précieux, moins prestigieux, ou encore moins exigeants scientifiquement et intellectuellement.
L’histoire des littératies cartographiques, pour les cartes à grande échelle, reste encore à faire. On peut néanmoins identifier plusieurs grandes phases et ruptures de cette évolution : le recours encore rare et coûteux aux « figures » et « vues » dessinées par les peintres du xive au xvie siècle pour régler les contentieux fonciers et servir la réputation de leur commanditaire ; l’avènement d’une cartographie de la mesure au xviie siècle, appuyée sur les travaux des ingénieurs et géomètres ; une croissance exponentielle de l’usage du plan, qui répond à des demandes sociales de plus en plus larges au milieu du xviiie siècle ; la couverture homogène et intégrale du territoire grâce aux entreprises étatiques de cartographie dans le domaine militaire (Ordnance Survey 1801, Franziszeische Landesaufnahme 1807 carte d’État-major 1828) et fiscal (cadastre napoléonien 1812, Franziszeisches Kataster 1818, Tithe Maps 1836) qui s’achèvent dans les années 1860 ; la popularisation de l’usage des cartes produites par les agences cartographiques d’État, portée par la massification scolaire et l’industrialisation du processus d’impression et de distribution depuis la fin du xixe siècle ; enfin, la domination des géants mondialisés du numérique et la diffusion de leurs applications cartographiques au tournant des xxe et xxie siècles.
L’explosion du nombre de cartes à grande échelle au xviiie siècle est un moment pivot. Il correspond en effet à une diffusion rapide de pratiques cartographiques hétérogènes et expérimentales. Le plan s’impose définitivement comme un artefact cognitif incontournable dans de nombreux champs sociaux. À côté des dessins d’ingénieurs, qui annoncent les standards techniques du siècle suivant, s’exprime aussi une cartographie ordinaire qui s’inspire des modèles extérieurs, tout en en répondant à un besoin inédit de représentation figurée de l’espace. Dans des proportions et selon des processus encore peu connus, le goût pour la carte, l’augmentation des demandes et des exigences de la part d’un public toujours plus large se développent parallèlement aux initiatives étatiques, voire les précèdent. La chose est particulièrement visible pour la cartographie foncière, fruit abondant mais hétéroclite de commandes et de pratiques documentaires dispersées.
Ce colloque s’inscrit dans une série de rencontres scientifiques inaugurée en 2025. Le premier atelier, en mai 2025, fut consacré aux « littératies cartographiques et sociétés rurales, xviiie-xixe siècles ». Il permit de défricher un champ historiographique nouveau par l’étude du plan foncier comme instrument émergent de l’administration de l’espace. Il s’est agi de questionner son maniement et son insertion dans un ensemble documentaire plus vaste et souvent préexistant – terriers, registres, tableaux, listes, inventaires, contrats … –, ainsi que dans des pratiques de translittératie, allant du geste au dessin. L’objectif de la seconde rencontre, prévue en juin 2026, consiste à prolonger les réflexions et à répondre aux interrogations qui ont émergé lors des discussions. L’approche pragmatique de l’usage du plan – inspirée des recherches que les médiévistes ont conduit sur la révolution scripturaire des xiiie et xive siècles – s’est avérée extrêmement bénéfique. Elle doit cependant se doubler d’une attention aux spécificités du medium cartographique, qui se retrouvent en dehors des seuls plans fonciers : rôle de la culture et de la sensibilité visuelle, rapport aux pratiques spatiales, place des savoirs mathématiques et géométriques. De la même manière, on ne peut considérer les praticiens de l’administration du foncier comme appartenant à un champ social clos. Pour ces raisons, mais aussi parce que leur production cartographique possède une valeur juridique relativement faible, ils ne forment pas une « communauté graphique » au sens strict. La genèse du plan foncier n’a donc pas vocation à devenir un objet de recherche autonome. Elle apparaît d’abord comme un terrain idéal d’observation permettant d’approcher efficacement la révolution de la littératie cartographique du xviiie siècle.
Il convient dès lors d’interroger la circulation des techniques et des cultures graphiques professionnelles des ingénieurs, la manière dont elles se nourrissent discrètement, influencent, mais aussi discréditent les cartographies ordinaires (panel 1). Sans céder à la tentation du déterminisme géographique, on examinera également le rôle des configurations spatiales naturelles et de leur appropriation – la montagne et ses sociétés – en lien avec les pratiques cartographiques foncières (panel 2). Dans une démarche comparative avec la genèse documentaire des plans fonciers, l’irruption des littératies cartographiques dans le champ de l’écriture scientifique – celle du carnet de terrain – sera ensuite étudiée (panel 3). Un bilan des recherches actuelles sera conduit sur le foisonnement des expérimentations cartographiques, diversement abouties et partagées, qui accompagnent les multiples projets d’établissement d’une fiscalité foncière d’État au tournant du xviiie et du xixe siècle (panel 4). Enfin, une réflexion sur les rythmes, les espaces et l’ampleur de la révolution de la littératie cartographique sera menée autour de la constitution d’une base de données heuristique, nourrie par une enquête collective (panel 5).
Pour mieux juger de la pertinence scientifique de cette approche des littératies cartographiques, le colloque assumera une dimension comparative. La majorité des panels porteront conjointement sur le royaume de France et la Monarchie des Habsbourg d’Autriche. De taille et de population analogues au xviiie siècle, ces deux monarchies administratives constituent deux entités commensurables. Elles connaissent chacune des expérimentations cadastrales (Bertier de Sauvigny 1777, Joseph II 1784) et topographiques (Josephinische Landesaufnahme 1763), succédant à des entreprises cartographiques locales et hétérogènes. En dehors de ces points communs, les deux territoires restent relativement autonomes du point de vue de la circulation des savoirs d’État et suffisamment distincts au regard de leurs cadres technoéconomiques et sociopolitiques : la centralisation fiscale française n’a pas d’équivalent habsbourgeois. Les structures académiques, le droit de propriété (coutumes provinciale/droit romain vs droit différencié par États), la publicité foncière (notariat privé vs immatriculation publique), les cadres intellectuels (physiocratie vs caméralisme), les pratiques de chancellerie (langue du roi vs diversité linguistique) et les influences picturales divergent également. La comparaison permettra ainsi d’évaluer le poids des structures fiscales, sociales et foncières, mais aussi des influences respectives de la cartographie imprimée, des arts visuels et de la formation des ingénieurs dans la diffusion de ce type archivistique.
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